mardi 16 novembre 2010

"Le Port par Excellence ..."


Porto … O Porto,


Peut-être le Port du Coq … le « Port du Galo » ?
Le Port de l’eau … « Port-eau » … au bord de l’eau …



« Bord-eau » ?


Ne nous perdons pas !
Les Méandres du Fleuve sont peut-être rudes, mais pas infranchissables


-Dites, qu’avez-vous vu ?
















-J’ai vu des pentes escarpées, comme si la terre refusait de céder face à l’Océan, et qui étranglent le Douro comme un triste canal. J’ai vu des couleurs qui n’existent pas. Des maisons carrelées de toutes parts...




J'ai vu des visages et des figures qui semblent blasés par la beauté qui les entoure.


J'ai vu des drapeaux vert et rouge au blason d'or aux fenètres de nombres d'édifices...


-Est-ce tout ?

-Evidemment non !
« Nao !» comme ils disent. Il faut juste que je trouve les mots...











J’ai vu des bateaux transportant un fabuleux nectar qui fait toute la gloire de la prestigieuse cité.


























J’ai vu un évêque aux courbes mortes, au regard dur comme le granit qui le compose. Regardant fièrement vers l’horizon en quête de terres à évangéliser.





- Et ?



-Et je me demande si sa rigidité toute catholique, devant les lignes délicates de la jeune femme assise sur une fontaine, nue, présentant un regard rieur aux passants, ne serait pas quelque peu ébranlée …




-Les voix du Seigneur sont impénétrables …





-Mais celles de l’Amour sont plus sincères et plus fortes. Mais à jamais elles nous resteront inexplicables.

-La peur de l’inconnu …

-Peur de ne pas savoir, de ne pas comprendre, de ne pas prévoir ni anticiper la chose quand elle nous tombe dessus. Ce qui la rend encore plus belle mais aussi plus dangereuse…



Peur du lointain aussi, peur d’être un étranger.
Un intrus qui n’aurait sa place nul-part…




Au fond, qu’est ce que j’ai à faire ici, à Porto ?
Rien qui ne puisse être utile à quiconque … à part nous faire avancer nous-mêmes.


Prisonnier de l’Inutile, peut être …



Mais connaissez-vous plus belle sensation que de errer, seul, dans une ville qui n’est pas la nôtre, dans un pays qui n’est pas le nôtre, où l’on parle une langue qui n’est pas la nôtre ?




Le Bonheur, c’est simple comme marcher dans ces rues étrangères, inconnues.




Et au détour des virages, croisements et autres ruelles, la ville se dévoile dans toute sa splendeur.




Le Bonheur, oui … la Vie aussi …






-Le Vertige peut se construire de métal, de boulons, et d’arches gigantesques.

Le Vertige est une sensation que les architectes savent faire ressentir dans sa forme propre.





Ils semblent nous dire :

« Contemple mon œuvre.
Ce géant d’acier et de béton,
C’est de mon cerveau qu’il est sorti ! ».


Est-ce par hommage à leurs créateurs que quelques gens de peu se jettent dans le vide depuis ces ponts pour en finir avec la vie ? …




Et puis, la Mer ...



L’océan, devrais-je dire …



Vie et Chaos,
Richesse et Destruction …


Lui seul décide du sort du Port …



Et ses déferlantes nous emportent …



Face à l’Océan et sa fureur
Peut-être est-ce là le vrai bonheur …


- En réalité nous ne savons rien …

Rien de la Vie, du Monde, du Ciel, de l’Amour, du fleuve, des rêves,
Ni même du bonheur ...

Nous ne pouvons que suivre le cours du Fleuve,
Et se laisser emporter par les circonstances …

A défaut de ne pas savoir
Tâchons de ne pas oublier les moments heureux ...




- Attendez ! J’ai vu aussi une digue lointaine être frappée par des vagues de trente mètres !
J’ai vu l’écume féroce surgir et disparaitre sournoisement.

Et je vous le jure, aussi éloignée fut-elle, je l’ai entendu rugir …

Peur et adrénaline, la Passion est réelle !


- Les Mots ne peuvent tout dire. Aucun crayon ne saura esquisser ce que c’est réellement.
Il n’y a plus qu’à se taire, et respirer, et vivre …


- Encore faut-il ne pas avoir peur de la Vie elle-même., parce que nous ne savons rien d’elle.
Mais cette brise, cette eau, ce vent qui nous fouette la face … l’air … l’Atmosphère !

Qu’importe les doutes, au diable les peines, soyons abstraits, bon dieu !

Il faut hurler, hurler face à la mer, face à la ville, face au fleuve, la pluie ou le vent,
Hurler pour se sentir exister, pour vivre …




Vivre …




Vivre ...




Vivre ...



Vivre ...




Vivre ...




Vivre ...











dimanche 3 octobre 2010

Bloody Magritte !


"Ne Vous Avais-je Pas Promis du Sang et des Larmes ?"
"Didn't I Promised You Blood and Tears ?"

Huile sur toile
Oil on Canevas


Ce travail date de l'année dernière. Il s'agit davantage d'un projet que d'un travail fini. Peut être le reproduirai-je en plus grand, et mieux fait, quand l'envie me prendra... C'est évidemment très inspiré des tableau de René Magritte, mais le personnage ressemble un peu à Winston Churchill (sans son célèbre cigare). C'est pourquoi le tableau porte ce titre.

I've made this work one year ago. It's more a project than a finalized work. Maybe one day I will reproduce this on a taller size, with a better result, when I will be willing... Of course, this one is inspirated by René Magritte's paintings, but the character looks like to Winston Churchill (without his famous cigar). That's why this painting has this tittle ...

samedi 18 septembre 2010

Amadouer Amédeo: tout un programme ...


Reproduction d'après "Marcelle" d'Amédéo Modigliani.
Acrylique sur carton.

Art reproduction from "Marcelle" by Amedeo Modigliani.
Acrylic on cardboard.


Ce n'est pas le tableau le plus connu de Modigliani...
Le format du tableau d'origine est plus fin que ma reproduction.
J'ai travaillé avec mes propres moyens, et ce ne fut pas facile d'être fidèle à l'oeuvre de Modigliani, géant de la peinture du XXème siècle.
L'original est visible ici: http://www.abcgallery.com/M/modigliani/modigliani19.JPG

It's not the best known Modigliani's painting...
The size of the original painting is thiner than my reproduction.
I've worked with my own possibilities, and it wasn't easy to be faithfull to the Modigliani's work, one of the greatest painters of the XXth century.
You can see the original one here:
http://www.abcgallery.com/M/modigliani/modigliani19.JPG

jeudi 2 septembre 2010

Sculptrice de l'Ame ...


Elle était belle, belle et sûrement mélancolique. Après tout, cela peut paraitre normal, vue sa vie tourmentée. Et une femme sculptrice, en cette fin de XIXème Siècle, quelle idée ! Le Machisme était roi en ces temps glorieux ...

Elle se sera battue, contre une mère qui la haissait et qui causera sa perte. Elle rencontrera Rodin ... leur relation sera passionnelle et douloureuse. Elle souffrira de n'être toujours considérée que comme une disciple de ce dernier.
Mélancolie toujours, elle s'enfonce dans la solitude. Puis, à la mort de son père qu'elle aimait tant, sa mère la fera interner en Asile Psychiatrique. Elle n'en sortira jamais. Son frère, l'écrivain Paul Claudel, ne lui sera d'aucun secours.

Destin tragique, comme souvent pour les génies. Et elle l'était,géniale, Camille Claudel. Restent des sculptures intimes ou monumentales, mais toujours sensuelles.

Elle était belle, Camille Claudel. Cette peinture n'est pas vraiment fidèle à la photo d'origine, mais j'aurai fais mon possible pour rendre hommage à cette artiste maudite mais touchée par la grâce et la beauté. Beauté que j'ai essayé de reproduire ici.


Preuve est faite que ce n'est pas un hasard si la "Beauté" est un nom féminin.



La Photo Originale ici:
http://figuresdestyle.fr/wp-content/uploads/2010/03/CamilleClaudel.jpg

jeudi 19 août 2010

Hommage à l'Eternel Estivant ...

Georges Brassens
Acrylique sur toile, noir & blanc
D'après photo.

Brassens, c'est bien plus que du "Pom pom" a tout les niveaux. C'était un bon guitariste qui écrivait toute ses chansons ... au piano ! Ses poèmes, qu'ils soient drôles ou tristes, sont d'une justesse indéniable. Et Sète, la ville qui l'a vu naitre et reposer, est empreinte d'une poésie particulière, d'un "charme indéfinissable", des canaux du Port jusqu'au Belvédère du Mont Saint Clair. Un lieu d'évasion, et l'horizon bleu-azur comme beauté absolue.

"Vous envirez un peu l'Eternel Estivant
Qui fait du Pédalo sur la Vague en rêvant
Qui passe sa mort en Vacances ..."

mercredi 28 juillet 2010

Ce que j'appelle "Se faire une Toile" ...


Reproduction d'après La Jeune Fille à la Perle de Johannes Vermeer, immense peintre néerlandais du XVII siècle.

Cette peinture est faite à l'acrylique, sur une petite toile format A4 environ. J'ai mis au moins 10 jours pour faire cette reproduction. Beaucoup d'observation et de couches successives de peinture, de retouches et d'erreurs ...

Bon, les dimensions ne sont pas tout à fait respectées, mais j'ai essayé d'être le plus fidèle possible au chef d'oeuvre de Vermeer.

Sinon, pour ceux qui n'aiment pas, je vous renvois à l'original:


Johannes Vermer, La Jeune Fille à la Perle (1665)

lundi 26 juillet 2010

Quelques photos ...

Photos argentiques, sur pélicule noir & blanc
(400 ASA ou un truc du genre...)
Des reflets sont apparents, car à défaut de scanner opérationnel,
j'ai été contraint de prendre mes photos ... en photos
(numériques celle là ...)




Un Chemin Incertain ...
Tournai - Hameau de Allain (Avril 2010)



Eglise d'Allain
Tournai - Hameau de Allain (Avril 2010)


Un air de Béguinage ...
Lille - Près de la Cathédrale (Février 2010)

D'autres photos bientôt ...